melimelodit

comme moi comme mon pseudo un méli-mélo de tout ce que j'ai envie de dire et de faire découvrir

24 mai 2006

PETITE ANNONCE

 

Femme. Célibataire. Divorcée. Mère de 3 TDC. Vie sociale hyper-active…

Mais, NE cherche PLUS de mari. Désordonnée. Distraite. Dilettante en plein de domaines…Mais, NE cherche PLUS de mari. Fauchée souvent, Fatiguée parfois, Foldingue en permanence…Mais, NE cherche PLUS de mari.

 

Juste de l’amour.

Juste des moments.

Juste rire.

Juste baiser.

Juste partager.

Juste un homme.

Juste une épaule, une main, enfin deux si possible, juste un sexe, des fesses, des petites poignées d’amour enfin tout de qui va avec le pack de l’amoureux.

 

Si je mets ça dans meetic, je suis pas sûre de rameuter les foules…

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MARCHER DEDANS

MARCHER DANS UNE MERDE DU PIED GAUCHE

JE SAIS CE QUE CA VEUT DIRE…

MAIS MARCHER PIED NU DANS LE VOMI DU CHAT EN SE LEVANT

ET DU PIED DROIT…

CA A DU SENS ????

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22 mai 2006

MARCHER LOIN....

J’ai lu la note de PBE (vous la connaisseez pas elle est sur 20six) qui dit qu’elle marche loin derrière sa fille parce qu’elle se fringue un peu space. J’ai souri.

Et tout à l’heure quand j’ai accompagné TDC1 chez le kiné, elle m’a dit heureusement que tu descends pas de la voiture !!!

Il paraîtrait que je suis fringuée comme une SDF.

Alors là je commence à me poser des questions.

Il y a quelques temps une copine m’a dit que j’étais très folklore pays de l’est…

Puis un collègue qui me voyait arriver a dit « tiens voilà la bohémienne ! »

Pourtant moi j’aime bien mes docks roses, ma jupe noire à pois roses et blancs, mon petit bateau noir. Dit comme ça c’est rien d’extaordinaire. Bon c’est vrai souvent je rajoute un poncho au crochet fushia et un turban en velours rouge et rose dans mes cheveux et je noue une veste noire sur mes hanches pour cacher mes rondeurs….

C’est pour ça que TDC1voulait pas me montrer, elle dit que je suis fringué comme quelqu’un qui s’en fout et prend ce qui lui tombe sous la main dans l’armoire….

DOMMAGE J’A-DO-RE MEFRINGUER COMME CA… ET JE CHANGERAI PAS, LALALALALERE !!!!

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A CAUSE D'edouard

fond_de_merSur la plage

Sous l’orage

J’ai ramassé trois coquillages

Au fond de ma poche, les ai glissés

Puis je les ai oubliés.

 

Dans ma main

Un matin

Trois coquillages ont glissé.

Contre mon oreille, les ai posés

Alors ils ont raconté.

 

Le premier était un tout petit coquillage blanc, à peine caressé par le sable et les vagues de l’océan. Il avait peu voyagé.

Né au plus profond d’une crique de Méditerranée, il avait suivi ses parents vers les eaux plus agitées de l’Atlantique. Au bord d’une plage de biarritz. Là, il était heureux comme un coquillage dans l’eau.

Rien ne l’arrêtait : ni les lames de fond, ni le fort courant des Baïnes, ni les filets des chalutiers. Ni même Edouard, le gros bar cendré qui, depuis fort longtemps, cherchait à l’attraper. Il aimait aller le narguer lorsqu’il faisait sa sieste au creux des rochers bleus de la chambre d’amour. Il virevoltait autour de lui pour que l’eau vienne lui chatouiller les branchies. Il lui pinçait le bout des nageoires, le bout de la queue… Et si tout cela n’avait pas réussi à le sortir de son sommeil, il avait une botte secrète. Il remontait à la surface de l’eau, se gorgeait d’air marin, redescendait, et soufflait des milliers de bulles qui lui chatouillaient tant les narines, que cent fois il éternuait. Furieux d’être réveillé, Edouard se lançait à sa poursuite, sans jamais pouvoir l’attraper.

Mais un beau jour…Un beau jour ou un mauvais jour…tout se passa si différemment. Le gros bar entra dans une colère noire. Il n’était plus cendré mais charbonneux. Le petit coquillage comprit mais trop tard qu’il avait abusé de la bonté d’Edouard. La plaisanterie n’avait que trop duré et le gros bar furieux poursuivit le petit coquillage jusqu’à ce qu’épuisé, il finisse par s’échouer sur la plage des basques.

Depuis, piétiné par des vacanciers, posé en décoration sur des châteaux de sable, il restait des heures à sécher au soleil. Il regrettait ce qu’il avait fait, il était malheureux…

 

Doré comme un petit pain, strié de rainures nettes et régulières, le second coquillage logeait tout juste au creux de la paume de ma main. Une petite cicatrice blanche dessinait comme une demi-lune, sur le bord de sa coquille. Elle lui rappelait le cuisant souvenir du soir où il s’était battu avec un crabe hargneux et borné. Il soutenait mordicus qu’un coquillage ne pouvait pas être amoureux d’une anémone de mer. Le combat fut acharné et violent, mais personne ne le gagna. Chacun repartit sans avoir prouvé à l’autre qu’il avait raison. Sur le champ de bataille, ne restaient qu’un petit éclat de coquille, et une pince du crabe, vestiges peu glorieux.

Mais le jeune coquillage était têtu et il voulut prouver au crabe borné que l’amour se joue des différences. A la bêtise, il ne répondrait pas par la violence. Il alla sans tarder trouver l’anémone de mer, pour lui déclarer son amour. Celle-ci fut si émue, que ses tentacules passèrent par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, et qu’elles vinrent l’enlacer tendrement.

Pendant quelques années, ils connurent un bonheur parfait, que tout le monde enviait. Si différents mais si proches, ils avaient prouvé au crabe hargneux la bêtise de son attitude. Parfois le coquillage souffrait de ne pouvoir tout partager avec son anémone, attachée irrémédiablement à son rocher. D’autres horizons le tentaient, mais il avait choisi son destin et il devait l’assumer. Il évitait de regarder trop souvent les profondeurs infinies et retournait se blottir dans les tentacules de sa bien-aimée. Pourquoi vouloir plus que cette tendresse partagée ?

Mais un beau jour…Un beau jour ou un mauvais jour….Les profondeurs maritimes s’assombrirent, et une tempête sous-marine dévasta les fonds rocheux. L’air, la lumière, la nourriture, tout avait changé. L’anémone de mer s’y adapta facilement, forcément, attachée qu’elle était à son rocher !

Il regardait au loin, où tout était différent sûrement. Et il frémissait, tiraillé entre la peur et l’envie de s’y aventurer.

Puis, il posait les yeux sur son anémone immobile et heureuse de l’être. Et il frémissait attendri à l’idée de tous les bonheurs qu’il avait connus près d’elle. Il savait qu’elle ne pourrait pas le suivre. C’est alors qu’il fut happé par la gueule d’un énorme poisson, un bar nommé Edouard, qui le ballotta en tous sens, et le projeta à une vitesse vertigineuse sur le sable d’une plage.

 

Depuis, piétiné par des vacanciers, posé en décoration sur les châteaux de sable, il restait des heures à sécher au soleil. Il regrettait le temps d’avant, il avait peur du futur. Il était malheureux….

 

C’est alors qu’intervint le troisième coquillage. Nacré, presque transparent, c’était un long couteau ciselé par les marées, poli par le sel et le sable. Il avait vécu. Il était beau. Il était émouvant. Il parla au petit coquillage facétieux et au jeune coquillage déboussolé :

 

- Ne soyez pas malheureux, tirez plutôt des leçons de ce que vous venez de vivre. Que chaque instant de votre vie soit un cheminement, une étape qui vous conduit, vous grandit. Les chemins de la vie sont parfois arides et rudes. Si vous avez fait des erreurs, ne passez pas votre vie à les regretter, mais tirez-en des leçons. As-tu compris, dit-il au petit coquillage, que même avec ses amis les plus patients, il y a des limites à ne pas dépasser. Mais pour les découvrir, au moins une fois, il faut les franchir.

Et toi, jeune coquillage, ne regrette pas ton passé. Il a fait de toi ce que tu est aujourd’hui. Il t’a construit. Ne regrette pas tes choix, ils t’ont mené où tu es aujourd’hui. Mais ne crains pas les nouveaux chemins qui s’ouvrent à toi.

 

Quand le couteau s’est tu, les deux coquillages regardaient au loin avec des sourires lumineux. Ils voulaient regagner la mer, c’est là qu’était leur vie, c’est là que leurs rêves se réaliseraient, c’est là qu’ils construiraient leur bonheur.

 

Je les ai posé tous les trois sur le sable.

 

Une première vague a happé le premier coquillage pour le reconduire à ses parents.

 

Une seconde vague a happé le second coquillage pour le mener vers son avenir.

 

Mais lorsque la troisième vague est venue, le couteau ciselé est resté sur le sable. Il ne voulait pas me quitter. Il voulait rester avec moi pour que je n’oublie jamais ce qu’il avait dit.

 

Sur la plage

Sous l’orage

J’ai posé, trois coquillages

Les vagues deux en sont emporté

Le troisième est resté.

 

Dans ma main,

Tous les matins

Un coquillage se glisse

Et contre mon cœur, je le pose

Pour ne pas oublier…

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18 mai 2006

RIEN A DIRE DE PLUS

BLOGGEUR

SI

TU CLIQUES

LA

PENDANT 11 MINUTES

TU AURAS MAL

TU SENTIRAS TON CŒUR SE SERRER A NE PLUS POUVOIR RESPIRER

TU SENTIRAS LE FROID SUR TOI

TU  LAISSERAS LES LARMES T’INONDER

TU NE SOURIRAS PAS

TU NE PARLERAS PAS

TU REGARDERAS SEULEMENT

UNE FOIS SEULEMENT CAR ON NE REGARDE PAS CA DEUX FOIS

REGARDE VRAIMENT S’IL TE PLAIT…

 

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13 mai 2006

MEFAITS DIVERS.MALFAISANTS DIVERS

Samedi soir dernier. Ma wonder et moi au soleil, sur la terrasse, au soleil, un peu de rhum arrangé dans un grand verre de coca. Debriefing hebdomadaire. Les tdc ont chaussé les rollers, prêté un vélo au tdc de wonderma. J’ai préparé des fèves en compote, et un poulet roti aux pommes de terre et même des fraises. Pour compenser des crêpes du week-end dernier.Tdc3 et moi, nous avons fait un petit jardin sur la terrasse pour faire pousser de la menthe-bergamotte, des capucines, du basilic, de la sauge… Bientôt ça sentira bon. Elle sera folle de joie quand ses fleurs sortiront. TDC de wonderma vient sous le balcon pour nous dire qu’il a perdu TDC3. TDC2 tape le ballon de foot un peu plus loin. TDC1 est avec nous, elle nous joue un sketch de Gad Elmale, qu’elle connaît par cœur. Ca nous fait bien rire. TDC2 et TDC de WM reviennent sous le balcon : TDC 3 a disparu. En trois secondes je suis en bas dans le parc. C’est fou comme ce genre de truc fait flipper et comme à ce moment là l’imagination s’affole. On appelle, on cherche partout, on se met à 4 pattes sous les buissons, on va dans tous les recoins. On voit défiler des images qu’on préfère effacer aussitôt fuir effacer… Non c’est pas possible, on n’a vu personne dans le parc, elle est quelque part et tout va se calmer. Tous les parents ont déjà vécu ce speed terrible. Un truc qui donne la chiasse, qui vrille tout le corps, un moment où l’on se dit non pas moi…pas elle…pas nous. TDC3 était montée chez sa nouvelle copine au troisième du bâtiment les acacias… Ouf tout se desserre… Pendant ce temps, dans deux coins de France, deux enfants disparaissaient. Leurs parents ne réalisaient sûrement pas tout de suite. Puis tout à coup, leur esprit s’affolait, leurs yeux cherchaient vraiment, et le reste du monde n’existait plus. Juste leurs yeux pour chercher, leur voix pour appeler, dans le vide. Et plus jamais de réponse, plus jamais cet enfant qui revient en souriant. Et la vie qui s’effondre dans un vide incommensurable, insupportable… A jamais. Comment imaginer cette douleur. Inutile d’essayer. Bien sûr, il n’y a rien à dire sur cette souffrance dont nous espérons tous qu’elle ne nous atteindra jamais. Simplement penser à cet enfant sur lequel s’est abattue tant de cruauté de folie, à ce regard innocent qui a croisé quelques secondes celui d’un salaud. Les mots sont inutiles finalement. Et puis hier, c’est une autre folie, une autre cruauté qui se déchaînent sans raison. Ou plutôt pour des raisons inadmissibles. Un homme qui ne supporte pas la différence et qui décide de faire son propre nettoyage à coup de fusil. Il existe donc vraiment des personnes dont le but est de nettoyer leur pays des étrangers….Ce qui me vient aux oreilles lorsque je vais au bord de terrains de foot, peut donc aller jusqu’au crime…Jamais je ne comprendrai le dégoût et la haine que peut déchaîner une couleur de peau. Hier soir, en regardant les infos, j’ai vu l’image de cet homme à terre, blessé par les policiers. Il était pitoyable. La tête relevée comme un animal prisonnier. Mon premier sentiment est que je ne supporte pas de voir un être humain quel qu’il soit plaqué au sol, les membres liés, blessé. Mais en même temps ce qu’il venait de faire, méritait il encore qu’on le laisse debout… Je ne sais pas. La aussi je suis sans voix, là aussi les mots sont inutiles. Ce sont nos actions qui sont utiles. Ce qui se passe après, c’est toujours trop tard. Les foules se déchaînent pour réclamer le retour de la peine de mort, pour réclamer des châtiments impitoyables…. Il est trop tard les amis. Tout crime mérite punition, il est vrai. Mais avant, avant que Madison et Mathias, ne finissent avec un mouchoir dans la bouche, avant que la nounou noire et l’enfant qu’elle gardait ne finissent avec une balle dans le cœur… Parler à nos enfants de cette folie de certains hommes, ne jamais jamais laisser passer un seul propos xénophobe, avoir le courage de l’ouvrir parfois quand on parle de pédés, de mongoliens, de bougnouls, de nègres, ne pas laisser passer ces mots-là. Ce ne sont pas des FAITS DIVERS, qui ont eu lieu en ce début de mois de mai, mais de vrais CRIMES. De vraies HORREURS. Des DRAMES. Et cela n’a rien à voir avec des FAITS et surtout pas divers. Le divers banalise, allège. On n’oserait pas parler d’horreurs diverses, de drames divers, de crimes divers. MEFAITS SURTOUT PAS DIVERS.

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05 mai 2006

ON EN PREND D'AUTRES ET ON RECOMMENCE POUR VOIR...

Ce soir, je change de boutique. Je me casse de France Télécom et je largue la Livebox et Wanadoo. Ce soir, je me cable. Je numéricable. Premier avantage, je vais économiser mon abonnement FT qui me sert plus à rien. Deuxième avantage cet abonnement qui creuse un trou d’au moins 80 euros tous les mois sur mon compte, va prendre fin. Troisième avantage, les tdc auront je sais pas combien de chaînes de télé à « mater » ; et je ne suis pas sûre que ce soit un avantage…. J’espère que ce sera vraiment un avantage et que ça pourra marcher sans galérer, que je n’aurai pas de coupure, que je ne vais pas merder tout le week-end pour avoir la wi-fi…Si je ne reviens pas d’ici lundi, ce sera mauvais signe, signe que numéricable, wanadoo, free, et tous leurs potes ont beau faire toute la pub qu’ils veulent… Bon je critiquerai en temps voulu.

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03 mai 2006

MELI-MELODIE

Ce soir moment de détente et de bonheur. Chanter et oublier tout les soucis. Respirer. Chasser la grisaille. Gospels, chants yiddish. 3 heures de bien-être.

Do… pour ne plus penser

Ré… pour me sentir allégée

Mi…pour sourire à nouveau

Fa…pour les larmes qui sèchent

Sol…pour quitter le réel

La…pour n’être que soprano

Si… pour la méli-mélodie…

 

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02 mai 2006

VIVEMENT DEMAIN

Il n’était pas facile ce lundi matin, d’ailleurs c’est vrai c’était un mardi. Pas facile de ne pas raconter. C’est rare que je ne parle pas. Mais ce matin, je ne pouvais pas. J’ai bu mon café doucement en écoutant les autres. J’ai laissé un message pour dire que je n’irai pas chanter Je suis remontée m’occuper de mes « morts » en silence. On appelle ça des individus. Tous ces os à trier, à mettre en poche, toutes ces dents, ces sacrums, ces bassins, toutes ces vies mélangées devant moi. Heureusement pas d’immatures, j’aurais eu du mal… Il y a quelques jours, un collègue a trouvé une sépulture avec une femme morte en couche avec son bébé. Tout le monde s’arrétait dans la salle de lavage pour regarder ce squelette si minuscule. Un fémur de nouveau-né, c’est incroyablement petit. Les omoplates qu’on appelle maintenant des scapula pour faire plus pro, d’ailleurs on ne dit plus des rotules mais patela mais ulna, mais fibula. Trop classe ! Bref tout ça, ce matin, ça ne m’a pas mise en joie. Je pense qu’il y a longtemps qu’on ne m’avait pas vue aussi muette et peu souriante. Mais je sentais que si j’ouvrais la bouche, si je parlais, j’allais fondre en larmes. Le collègue qui bossait derrière moi a fini par parler aux silex qu’il marquait, tellement il s’emmerdait de ce silence…Mais bosser sans parler ça fait psychoter, les idées noires tournent en rond entre les neurones, la matière grise tourne au vinaigre, et le sel des larmes retenues pèsent dans les paupières. J’ai fini par aller m’isoler pour laisses couler tout ça, dans les toilettes au cas ou l’inondation prendrait des proportions démesurées. Après il faut attendre de plus renifler, pleurer fait couler le nez, on le sait bien. Puis il faut attendre que les yeux ressemblent plus à ceux d’un lapin albinos, pleurer ça fait rougir les yeux. Puis il faut attendre d’être sûr qu’il n’y a plus de larmes, pleurer ça fait pleurer encore plus.

Le repas de midi, à écouter les autres a fini par me distraire de mes idées grises. Le sourire et les yeux verts de l’un de mes charmants collègues aussi. J’ai fini par lui sourire aussi. Ca ne change rien à la situation, mais ça fait du bien. J’ai évité les conversations avec les copines aujourd’hui, je n’avais pas envie de raconter.

Demain je pourrai enfin aller à la banque pour chercher un peu d’argent. Ouf ! Demain soir il y aura du nutella sur les tartines, des tartines même, du beurre,  je boirai un litre de thé et même je vais acheter des chocos prince, mettre du lait au frigo, et demain soir après la chorale, je mangerai des chocos avec un grand verre de lait froid. Et aussi  j’achèterai des steaks hachés pour les tdc, parce que le poisson, là, ils commencent à trouver ça chiant. Et puis j’ai épuisé mes idées de sauce.

On va s’en sortir. Mais ça sera dur, c’est pas ma première galère, et malheureusement ce ne sera pas la dernière…

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01 mai 2006

FAIM DE WEEK-END


J’ai envie de dormir. J’ai faim. J’ai encore envie de pleurer. Pourtant, j’ai dormi. Pourtant j’ai mangé. Pourtant j’ai pleuré. Epuisée comme si je n’avais pas dormi. Nauséeuse comme si j’avais trop mangé. Au bord des larmes comme si je n’avais pas pleuré. 72 heures à penser, réfléchir, compter. Je me souviens d’une émission sur canal plus il y a quelques années où JP Coffe devait faire un marché de week-end avec 200 francs. J’ai fait la même chose mais avec 3 euros et 3 tickets resto. Cela suffit pour acheter le pain et des oignons. Pour le reste, un congélateur, un frigo, un placard. Des boîtes de conserve, des légumes surgelés, des aromates, et du poisson surgelé. Vendredi soir Pizzas Domino offre fidélité, 2 pizzas 4 personnes pour le prix d’une. Malin. Et une grosse soupe à l’oignon. Samedi midi, ouf il reste de la soupe à l’oignon. Ouf il reste de la pizza. Pour moi ,c’est juste le bouillon, j’ai des réserves des kilos à perdre et je ne fais pas pitié. Samedi soir nous sommes deux seulement, et nous inventons une recette de saumon sur lit de tomates concassées leader price et crème fraîche et confiture d’oignons accompagnée de spaghettis. Dimanche midi, encore spaghettis, tiens j’avais oublié cette farce dans le coin du congélo, avec l’autre boîte de tomates, nous arrivons presque à une bolognaise. Un thé me suffit. Dimanche après-midi, réunion asso, encore un bon thé avec les gâteaux qui traînent sur la table, et j’aurais calé mon estomac pour le soir. Dimanche soir, saucisses frites, dévorées pas les tdc, qui heureusement aiment les patates même vieilles. Lundi midi, les tdc ont fait leur cuisine. Farine, eau, sucre, fleur d’oranger, comme je le leur ai montré samedi pour le goûter = crêpes. Ils ajoutent du chocolat fondu et du beurre. Se disputent parce qu’ils veulent tous les deux leur délicieuse préparation. Quand je finis par me lever, la cuisine colle parterre, colle sur le plan de travail, colle sur la poignée du frigo… Ils m’ont laissé deux crêpes et ont préparé une tasse de tisane orange verveine pour moi car plus de thé. Cet aprèm ils ont même fait fondre du chocolat noir, et préparé un gâteau. TDC3 me précisant qu’ils avaient fabriqué du lait avec de la farine et de l’eau. Donc même recette que les crèpes avec chocolat en plus et cuisson au micro-onde. En tout cas ça cale. Pour ce soir j’avais gardé du saumon des oignons de la tomate, quelques carottes en tagliatelles, du riz du 4 épices. « Ca sent gavas bon ! » dixit TDC 3.

Plus forte que Coffe et son week-end à 20 euros, plus bio que Sonia Dubois et son slim fast, plus inter-actif que Ginette Mathiot et sa cuisine pour tous. Avec moins d’argent, plus de larme et d’imagination, j’ai tenu 72 heures.

Plus fatiguant aussi, plus démoralisant aussi, plus pitoyable aussi.

Ce soir je me suis excusée auprès des tdc de toutes ces larmes, toutes ces crêpes, tout cet oignon, tous ces non je ne peux pas.

Je n’attendais pas WonderMarie. Elle est venue faire un petit débriefing de joli week-end. Elle est bronzée. Elle est radieuse. Elle m’a fait du bien de son sourire. Elle m’a serrée fort et m’a dit qu’elle m’aime fort. Elle sait ce que c’est tout ça.

 

Posté par melimelodit à 22:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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