melimelodit

comme moi comme mon pseudo un méli-mélo de tout ce que j'ai envie de dire et de faire découvrir

29 avril 2006

MERE DE FOOTBALLEUR


 

Le vent était glacial cet après-midi, malgré le soleil. J’étais de mauvaise humeur. Il est vrai que vue de la terrasse, ce 29 Avril semblait estival. Mais vu de la pelouse du stade, il n’était même pas printanier. Je n’aime pas avoir froid, je n’aime pas savoir que je vais devoir rester deux heures immobile, frigorifiée dans ma veste, le col remonté jusqu’aux oreilles. Les mères de footballeurs de l’équipe adverse avaient investi les deux petites loges pour se protéger du vent. J’ai donc posé mes fesses à deux mètres d’elles pour profiter de l’abri. Le foot et le sport en général n’étant pas ma cup of tea, je ne suis jamais très enthousiaste, sur les bords de la touche. Cet aprèm, j’avais pour voisines des mères investies de leur mission de supportrices. En hiver les pères sont plus nombreux à accompagner leurs petits génies du foot. Toujours accrochés à la ligne blanche qui délimite l’accès au terrain, ils managent les leurs, trépignant dans leurs baskets qui ne courent jamais. Dès les beaux jours, ces dames ressortent le bout du nez, pour profiter du soleil.  Et là elles étaient très très en forme ! « Casse-le, tue-le, pète-lui les jambes… » C’est fou comme c’est plein de tendresse une mère de footballeur. Langage guerrier. Encouragements à la violence. Vociférations. Dignes femmes des pères de footballeurs, les mères de footballeurs ne font pas dans la dentelle non plus. J’avais déjà répondu aux premiers encouragements à la violence que « c’était sûrement ça l’esprit  du sport qu’on inculquait aux enfants dans cette équipe… » Quand TDC2 a posé ses crampons sur le terrain et qu’il a touché son premier ballon, et que des « Allez Sam » ont fusé, j’ai bien entendu la petite phrase « Ah ce Sam, il est pas du pays !!! » et quelques rires. Avez vous déjà vu les babines de la mère louve se retrousser sur ses canines, ou les griffes de la mère lionne sortir de leurs coussins quand un danger survient pour les louveteaux ou les lionceaux ?  Il n’est pas évident dans le cas prèsent que la petite ronde blanche aux yeux verts soit la mère du grand black aux yeux noirs. Si la mère du grand black était black, on parlerait moins fort. TDC3 qui m’accompagnait a elle aussi senti ce qui allait suivre. Alors elle s’est levée, et crié « Allez SAM, allez mon frère ! »  et elle m’a dit « comme ça ils oseront plus dire de trucs sur lui.. » . Je suis restée sur le qui-vive tout le match, canines et griffes en éveil. Entre mères on peut-être se comprendre même si on est mères de footballeurs. Ce soir, mes TDC filles nous ont abandonnés, mon footballeur et moi. Après un petit repas en tête préparé à deux, je lui ai accordé une soirée finale au Stade de France PSG-OM. Il m’a dit que « ça allait jouer rapide » et j’ai eu droit au commentaire du classement du Championnat. Je me délecte donc présentement du savoureux commentaire de Larquais et son acolyte qui n’ont rien à envier à Nelson Monfort et Candelero. Je vais donc essayer de me concentrer sur le jeu, pour pouvoir refaire le match tout à l’heure avec mon fils….

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24 avril 2006

JOLIE GAZELLE

BIENTOT  LA JOLIE GAZELLE  AURA  17 ANS.

 

UNE JEUNE FEMME GAZELLE. HIER ELLE COURAIT DANS L’HERBE DEVANT  LA MAISON AVEC
SON LABRADOR QU’ELLE TRAITAIT COMME SON CHEVAL, LE METTANT AU PAS AU TROT AU GALOP. ELLE N’A JAMAIS REUSSI A LE FAIRE HENNIR.
HIER ELLE MARCHAIT SUR LES MAINS DANS LES ALLEES DES MAGASINS.
HIER ELLE COLLECTIONNAIT LES CAILLOUX ET LE CRIN DES QUEUX DE CHEVAUX.
HIER ELLE AIMAIT LES ROBES QUI TOURNENT ET MARY POPPINS.

  LA JOLIE GAZELLE A VOULU CHERCHER CELLE QUI L’AVAIT PORTEE NEUF MOIS EN ELLE. ELLE A TROUVE QUELQUES MOTS  DANS UN DOSSIER ROSE.LA FEMME AVAIT UN PRENOM. LA JOLIE GAZELLE A SU QU’ELLE AVAIT 6 FRERES ET SŒURS QUELQUEPART, QU’ELLE AURAIT PU S’APPELER SABRINA, QUE LA FEMME TRAVAILLAIT DUR, ET QU’AUJOURD’HUI ELLE EST AGEE. CE N’ETAIENT QUE QUELQUES LIGNES, SI PEU POUR UNE HISTOIRE, MAIS LA JOLIE GAZELLE A DIT : « J’AI ENVIE DE FAIRE LA FETE".

LA JOLIE GAZELLE GARDE EN ELLE L’ENVIE DE RETROUVER CELLE QUI L’A PORTEE. ET TOUS CES FRERES ET SŒURS. ET CE PERE AU SENEGAL.

JE NE SAIS PAS LA SOUFFRANCE DANS LA TETE DE LA JOLIE GAZELLE . JE NE ME DONNE PAS LE DROIT DE PENETRER DANS CETTE HISTOIRE. ALORS J'ATTENDS QU'ELLE EN PARLE.

 

CETTE SEMAINE

LA JOLIE

GAZELLE

ETAIT SEULE AVEC MOI.
LE SOIR ELLE S’ETENDAIT CONTRE MOI.

ET COMME QUAND ELLE ETAIT UNE TOUTE PETITE GAZELLE, ELLE DEMANDAIT DES CALINS DANS LE DOS. ALORS J’AI DESSINE DES BATEAUX, DES ESCARGOTS, DES MAISONS, DES LEZARDS, J’AI ECRIT DES JE T’AIME , DES MAMAN, DES MARIA, DES PAPILLONS.

ET

LA JOLIE

GAZELLE

LES A DEVINES COMME HIER.

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POUR LUI LA-BAS DANS LA LUNE

DEJA PUBLIE AILLEURS MAIS ...

J’ai souvent eu l’idée de faire une note sur « mon papa pierrot de la lune ». Mais j’ai toujours choisi d’autres sujets.

Je la voudrais belle, j’ai peur de le rendre médiocre. J’en suis à la quatrième phrase et j’ai les yeux remplis de larmes, ma gorge se serre de sanglots. Rien de triste dans mes larmes. Juste la peur de ne pas savoir traduire cet amour-là. Tant de mots pour lui me viennent. Je ne sais ni comment commencer, ni par quel moment.

Il faudrait presque ouvrir une rubrique… mélimélodialogue avec un Pierrot lunaire…

Commencer par les derniers mots que je lui ai offerts.

Dans une église. Un matin du 3 novembre 2000. Juste à côté de lui. Sans fleurs ni couronne. Juste un bouquet de fleurs de son marais aimé. Pas de crucifix. Juste la petite croix de bois fabriquée par Samuel et posée par lui seul, pour dire merci pour les 6 ans d’amour d’un grand-père à son petit-fils. Juste le bouquet de fleurs de baobab, noué d’un morceau de pagne, posé contre lui avant qu’on l’enferme puisque j’étais seule encore un moment avec lui…

Je ne voyais que mon petit bristol, mon écriture majuscule pour bien lire malgré l’émotion, comme la bonne élève appliquée que j’avais été, pour LUI. La foule silencieuse m’écoutait mais lui ne pouvait plus m’entendre.

« PAPA. TOI ET MOI NOUS NE SAVIONS NOUS OFFRIR QUE DES LIVRES AVEC PARFOIS UNE PETITE DEDICACE. VOICI MON DERNIER CADEAU POUR TOI.

HIER SOIR, J’ETAIS DANS TON BUREAU. COMMENT TE DIRE AU REVOIR ? EN FACE DE MOI DANS TA BIBLIOTHEQUE TES LIVRES SE SERRAIENT LES UNS CONTRE LES AUTRES. COLETTE ETAIT COLLEE A ALBERT COHEN ET DAPHNEE DU MAURIER. PASCAL SE SERRAIT CONTRE PENNAC ET PIAGET JUSTE SOUS BEAUMARCHAIS. J’AI COMPRIS COMBIEN TU ALLAIS LEUR MANQUER. HEUREUSEMENT, TOUT PRES D’EUX S’EMPILAIENT DES FEUILLES DES CARNETS, TOUS REMPLIS DE TON ECRITURE ET DE TES MOTS.

SI TES GESTES TENDRES ETAIENT RARES ET PLEINS DE PUDEUR, JAMAIS JE N’AI DOUTE DE TON AMOUR, CAR LES TEXTES QUE TU ECRIVAIS METTAIENT TON CŒUR A NU. ILS DISAIENT LA DUNE, LA VAGUE, L’ADOUR ET J’ENTENDAIS Je vous aime, aimez-moi…. TU M’AS TRANSMIS CET AMOUR DES LIVRES ET DES MOTS ET JE TE REMERCIE. COLETTE ET PASCAL NE RESTRONT PAS COLLES L’UN A L’AUTRE LONGTEMPS. ILS VOYAGERONT DE TA BIBLIOTHEQUE A LA MIENNE, A CELLE DE MICHEL, DE CARO ET DE LOLO.ILS IRONT DE BORDEAUX A MONTPELLIER, D’UN SAC A DOS A UN SAC DE PAILLE ET REVIENDRONT A HOSSEGOR RETROUVER TON BUREAU. J’AVAIS HATE DE TE PRETER La poussière du monde DE Jacques Laccarrière. MAIS CES DERNIERS TEMPS TU N’ AVAIS PLUS ENVIE DE LIRE. TU DISAIS PLUS TARD… A MON RETOUR… CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS… JE CROIS QUE TU AURAIS AIME CE QUE JE VAIS LIRE. »

La poussière a-t-elle vraiment quelque chose à nous dire ?

Serait-elle la parole ou le souffle que prendrait le temps pour survivre et les empires d’antan pour nous informer, hâtivement, tardivement selon les cas, de leur effritement ? Aurait-elle une mémoire à la façon des cendres, des cendres des amants incinérés ensemble, de ceux « qui se sont aimés pendant leur vie et se font inhumer l’un à côté de l’autre » et qui ne sont pas « aussi fous qu’on le pense. Peut-être leurs cendres se pressent s’emmêlent et s’unissent… Que sais-je, n’ont elles pas perdu tout sentiment, toute mémoire de leur premier état, peut être ont elles un reste de chaleur et de vie dont elles jouissent à leur manière… Il me resterait donc un espoir de vous toucher, de vous sentir, de vous aimer, de vous chercher, de m’unir, de me confondre avec vous quand nous ne serons plus,s’il y avait dans nos principes une loi d’affinité, s’il nous était réservé de composer un être commun, si je devais dans la suite des siècles refaire un tout avec vous, si les molécules de votre amant dissous avaient à s’agiter, à s’émouvoir et à rechercher les vôtres, éparses dans la nature »

Ce Texte si beau, si émouvant est extrait de « La poussière du monde » de Jacques Lacarrière et les citations entre guillemets sont extraites de Lettres à Sophie Vollant de Diderot.

 

Je crois bien que je vais ouvrir cette rubrique sinon ce sera trop long. Je ne peux pas faire court.

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23 avril 2006

LA BRANLETTE SUISSE

Certains la connaissent déjà, je l'avais évoquée ailleurs

 

 

Voici la technique de la branlette suisse tout droit sortie de l’imagination de la mélimélo, rochersuchardologue assermentée et agréée par les plus grands chocolatiers suisses.

ATTENTION RISQUE D’ACCOUTUMENCE.

LA BRANLETTE SUISSE NE TUE PAS.

LA BRANLETTE SUISSE NE PROVOQUE PAS DE CANCER DES POUMONS.

LA BRANLETTE SUISSE NE REND PAS STERILE ET N’AFFAIBLIT PAS LE TAUX DE SPERMATOZOIDES.

LA BRANLETTE SUISSE NE REFILE PAS LE VIRUS HIV

 

Matériel : 1 pack de 7+2 rochers Suchard

 1 verre d’eau

 1 meuble à tiroirs

 1 bâton de sucette

 1 bouquin

Facultatif : 1 bassine

 

L’envie d’une branlette suisse peut vous surprendre à n’importe quelle heure de la journée, et n’import’où.

Vous pouvez y résister. Mais c’est déconseillé.

Elle survient souvent lors de coup de blues ou de moments de solitude. Comme la plupart des branlettes elle se pratique en solitaire.

Vous devez vous installer confortablement dans un canapé un fauteuil ou un lit pour prendre votre plaisir en toute quiétude.

Auparavant vous serez passé au rayon confiserie du supermarché le plus proche (pas de discount, ils ne font pas le produit). Vous aurez choisi le plus gros pack offre promotionnelle de rochers Suchard que vous trouverez. Il existe des 5+2 et des 7+2. Vous aurez aussi résisté à l’envie de croquer dans le rocher dès la sortie du magasin.

Ouvrir le paquet. Déposer 4 rochers sur votre table de salon ou de nuit. Ranger les autres chocolat dans un tiroir de votre maison. Si possible à l’autre bout de la maison. Vous pouvez un mettre un dans un frigo, un dans un congel, un près d’un radiateur, et les autres dans des endroits tempérés.

Le premier rocher se mange vite. On n’en sent pas le goût, il passe en bouche rapidement et ne laisse pas de trace de plaisir. Le second pénètre la bouche 5 minutes plus tard et y reste un peu plus longtemps. Le bout de la langue le chatouille, titille ses aspérités, puis vos lèvres l’engloutissent, chaque bouchée reste en vous, vous la croquez lentement et l’avalez sentant le goût du chocolat sur vos papilles. Vous devez attendre encore 5 minutes avant de vous attaquer au numéro trois car votre bouche reste parfumée du plaisir du deuxième. Pour ne pas atteindre l’orgasme suisse trop rapidement vous devez varier la technique de dégustation et vous avez le droit d’être créatif. Le numéro trois donc celui qui fait durer le plaisir. Vous croquez une première bouchée que vous laissez fondre sur votre langue, votre bouche envahie de cette crème onctueuse et ainsi de suite jusqu’à épuisement. Il faut attendre un peu entre chaque bouchée pour ne pas sombrer dans l’écoeurement. Passons maintenant au quatrième. Il est très technique celui-ci. Vous devez le saisir entre vos doigts et le mordiller délicatement pour ne garder dans votre bouche que sa calotte dure. Il ne devra vous rester que le cœur du rocher entre les doigts, que vous poserez entier sur votre langue, pour le laisser fondre doucement. Il est possible qu’un début d’orgasme buccal se manifeste. Il saisit vos joues qui sont prises d’un frisson sous la caresse du chocolat.

Il faut à ce moment là essayer de surmonter l’envie de croquer immédiatement un autre rocher. Heureusement vous avez pris soin de dispatcher les rocher de ci de là dans vos appartements.

Vous devez alors vous plonger dans une lecture qui vous divertira de cette envie. Et résister tout en gardant en vous les restes de votre début d’orgasme. Vous avez tout loisir de déguster le deux suivants au rythme et de la façon qui vous sied tant que vos joues restent dans la limite du frisson minimum.

Quand vous ne pourrez plus résister à l’appel du n°8(ou 7 si vous êtes petit joueur) prenez celui que vous aviez réservé dans votre réfrigérateur et posé sur un bâton de sucette ‘ben vous devez bien avoir ça je vous avais prévenu’, et la vous pratiquez une fellation rochersuchardesque suivant la technique que vous connaissez déjà pour l’avoir déjà pratiquée sur « support vivant ».  Toutes les zones érogènes de votre bouche étant sollicitées, laissez vous aller à votre propre plaisir….

 

(N’oubliez pas que dans votre congélateur le n°9 vous attend si dans la nuit le désir se réveille à nouveau)

Buvez un peu d’eau fraîche pendant la branlette sinon vous aurez besoin de la cuvette…

 

Joyeuses Paques et n’oubliez pas que Suchard fait aussi à cette occasion des boîtes dégustation !

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LA LANGUE

DE

BOIS D’OR EST ATTRIBUEE A…… MONSIEUR PATRICK DEVEDJIAN !!!!!

 

Hier soir chez Ardisson, il nous a gâtés le bougre.

Face à un Christophe Alévêque, très citoyen concerné.

Le pitch comme le dit l’homme en noir… Pat invité il y quelques temps chez Ruquier, semble avoir eu des démêlées avec Chris. Si j’ai bien compris, Chris n’aurait pas apprécié le discours de Pat et le lui aurait dit. Mais le temps imparti chez Ruquier étant trop court pour un débat, la discussion, fut trop succincte. De plus la réaction de Chris ayant été une réaction sur le vif, il n’avait pas tous les arguments pour contrer Pat.  Nous voilà donc transférés chez l’homme en noir, pour poursuivre et approfondir le débat sur le thème en gros de « Mais que fait la police ».

Cette fois ci Chris a bûché la question et constitué un dossier épais comme ça. Merci les documentalistes de France 2.

Je crois que Pat a sous-estimé l’ennemi. Il arrive lui un doigt au c… l’autre à la bouche et la fatuité dans l’œil. C’est pas un petit humoriste qui lui fera peur….Puis, lui il est quand même le meilleur poteau du P’tit Nico. Il balaie de son mépris tous les arguments avancés par Chris. Il semblerait que quand on a géré la crise du CPE comme vous l’avez tous vu, ont fait profil un peu plus bas. « Les dérapages de la police, lors des manifs, mais quels dérapages ? », « Les chiffres de la criminalité trafiqués, mais vous rêvez », « La mauvaise foi du Ministère de l’Intérieur, touche pas à mon pote… », « Monsieur Bauer, ben, c’est un socialiste, alors, tu vois qu’on place pas que les notre à la tête de la république, p’tit con ! », le pompon étant « Ségolène Royal, je suis content qu’elle soit devant Nicolas dans les sondages, dont on sait qu’ils ne veulent rien dire, et puis 49/51, c’est pareil, en plus c’est toujours à trois point près… »

Primo : 49/51 oui c’est pas grand chose Pat, on est pas des nazes, ça fait + ou – 2. Mais en tout cas mon cher Pat, en droit constitutionnel et en république, celui qui a 51 il a gagné, et celui qui a 49 il a perdu. Bisque bisque rage mange du cirage !!!

Deuxio : trois point pres, ok ça peut inverser les tendances, mais on peut aussi le calculer ainsi : 49-3=46 et 51+3=54, et la ça fait 6 de différence. Ca te va comme ça, tu vas encore nous dire que 6 c’est rien et que t’es content pour Ségolène. Allez rentre chez toi Pat, va te coucher, tu l’as gagnée ta léchouille avec ta langue de bois d’or, t’es trop fort.

Continuez comme ça les mecs de droite, et en 2007, vous allez voir si vous allez être contents pour la bande à Ségolène.

Et bravo, Christophe Alévêque, vous avez courageusement représenté la pensée du français lambda.

Une petite remarque pour Madame Julia Migenes, on ne dit pas « Shut up », à quelqu’un qui n’est pas de la même secte que la votre. La scientologie n’est déjà pas très populaire, mais la vous n’arrangez pas la sauce.

Les autres je peux pas dire grand chose sur eux, je me suis endormie pendant Tina Arena. Faut dire que, bon…J’me camprends…

 

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22 avril 2006

LA PESTE

TATIE DANIELE EST TOUJOURS VIVANTE.

Euh  ici elle s’appelle tatie marie-louise. Marilou pour les intimes. Mais a-t-elle encore des intimes cette sale peste. Elle avait hiberné. Tantôt à l’agonie. Tantôt revenue parmi les vivants, plus acariâtre que jamais. Durant l ‘hiver j’ai du la re-cadrer un peu. Par le biais d’un courrier, et au terme d’un échange téléphonique musclé, je lui ai signifié que je mettais un fin à notre « relation » de voisinage. Certaines personnes ont tendance à prendre le reste de la terre pour leur domesticité. Ses convocations régulières ont fini par m’impatienter. Prétextant son incapacité à se déplacer, elle me faisait transmettre par sa « bonne », des messages me fixant des rendez-vous destinés à me « parler de choses importantes ». En général les choses importantes consistaient à me faire part de son bulletin de santé dont je me moque quand même absolument, ou bien à me faire part des visites reçues par TDC1 durant mes absences.  Un dimanche après-midi, j’ai perdu patience et j’ai eu le plaisir d’être désagréable avec tatie marilou. J’ai enfoncé le clou dans la semaine en déposant dans sa boîte à lettre quelques lignes bien senties pour lui signifier son « congès de conseil es-voisinage ».

Depuis silence total et je m’en réjouis. Je ne boirai plus de Château Carbonnieux avec elle et c’est tant pis. Depuis quelques jours il semble que la peste ait retrouvé de poil de la bête.

En effet avec les beaux jours, les quelques enfants de cette résidence, ont envie de s’aérer. Ils ont sorti les ballons de foot et investi le parc de leurs dribbles bruyants et joyeux. Les vacances aidant, ils descendent tous les aprèm pour se dégourdir et les jambes et les cordes vocales. Il faut préciser qu’a part eux, coté terrasses, puisque toutes nos terrasses donnent sur un magnifique parc privé, bien entendu, donc à part eux, on n’entend que les piaillements des oiseaux. Un luxe je crois en pleine ville. Mais LA PESTE ne l’entend pas de cette oreille. Malgré l’arthrose qui la ronge paraît-il elle trouve la force d’ouvrir sa baie vitrée, de se cramponner à son balcon et de hurler «  Avez-vous fini bande de chenapans ? Je vais vous faire taire moi, il est interdit de jouer au ballon ? » Ceci fait beaucoup rire les « chenapans ». Je pense que très prochainement nous aurons tous dans nos boîtes à lettres une lettre du syndic, indiquant qu’il est interdit de jouer. Je l’attends avec impatience. Mes TDC ne sont pour l’instant pas là, mais je pense que dès qu’ils reviendront ils iront se joindre à la bande de chenapans. Pour plus de 1000 euros mensuels, il me semble avoir le droit de laisser mes enfants profiter de ce parc où les vieux de la résidence ne peuvent même pas descendre puisqu’ils sont tous incapable d’emprunter l’escalier. A l’heure où j’écris, je suis sur ma terrasse et ces voix d’enfants qui jouent c’est la vie, non ? La peste est déjà sortie deux fois.

 

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UN 21 AVRIL

UN 21 AVRIL.

En 2002 il me semble.

Moi aussi j’avais fait une connerie.

J’avais voté.

Mais j’avais eu l’envie de dire que tout ça ne me convenait pas.

J’avais eu envie de mettre du vert dans l’enveloppe bleue.

Il ne faisait pour moi aucun doute quant au résultat du soir. La seule question étant « Qui serait devant, Lionel ou Jacques ? ». Mais dans la journée on parlait de grosse surprise et je serais bien retournée dans l’isoloir pour enlever le vert et mettre du rose à la place. Quand à 20 heures le borgne est apparu, j’ai pleuré. Les TDC étaient avec moi. J’ai expliqué ce qui se passait et qui était le monstre. Je les ai fait monter dans la voiture, 4 ans, 6 ans, 12 ans, je voulais qu’ils prennent tout de suite conscience du danger. On s’est arrêtés devant tous les endroits où la tête du borgne était collée. Et on a déchiqueté sa tête, arraché, piétiné, et mis dans les poubelles. Puis dans les jours qui suivirent, ils ont mis leurs mots sur des tee-shirts blancs. TDC3 disait « TOUCHE PAS A MON FRERE ET A MA SŒUR ». Ils sont venus avec moi à toutes les manifs, j’y tenais. Je voulais qu’ils comprennent ce qui se passait. Je voulais qu’ils voient qu’on peut réagir, exprimer sa colère, qu’ils sachent déjà ce que c’est que descendre dans la rue pour dire son désaccord. J’étais fière de les avoir les trois avec moi. Ils parlent encore de ce moment. Ils savent qui est le borgne et quel danger il représente. Bientôt TDC1 votera. Pas l’an prochain. A quelques semaines près.

Cette semaine une ex-député FN est morte. Personne n’a pleuré sur elle. Tant pis. Le vieux borgne lui semble avoir la vie dure. Il ressortira de sa tanière l’an prochain. Seul ou avec sa grosse naze de fille. Alors il faudra se souvenir de ce sinistre 21 avril 2002. Et

BOUGER SON CUL, ne pas se dire que les autres exprimeront notre colère, ne pas se dire qu’une voix ce n’est rien, ne pas oublier la trouille qu’on s’est faite.

VOTER SERA OBLIGATOIRE

VOTER SERA NECESSAIRE

VOTER SERA VITAL

NE PAS VOTER SERA DANGEREUX

NE PAS VOTER SERA IMPARDONNABLE

NE PAS VOTER SERA CON !

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21 avril 2006

CONCOURS DE CIRCONSTANCES

Mercredi soir. Embouteillages d’idées dans ma tête. L’avenir. L’argent. L’amour. Téléscopages de mots en A. Embouteillage des non-vacanciers autour de moi sur la rocade. Mon portable me fait un clin d’œil. WonderMarie : « Ola à tous, j’ai une place dispo pour aller voir Don Quichotte demain soir au grand théâtre à 20 heures à la générale. Le premier à répondre à ce sms aura la grande chance de m’accompagner ». Merci les embouteillages en trente secondes j’ai répondu « Moi ». Une heure plus tard : « Standard saturé, arrétez les sms, et les appels, La grande gagnante est …Sylvie la méli-lélo, merci à tous de votre participation, pas de lot de consolation pour les autres, bizz à tous ». Envolées les idées noires, envolés les embouteillages dans ma tête, envolée l’envie de caverner. Demain je vais à l’opéra. Je reprendrai les soucis plus tard, pour l’instant je pose les valises de grisaille et je rêve. De toutes façons ils m’attendront et sauront me rattraper en temps voulu.

Jeudi soir. 19 heures. TDC1 qui n’est pas partie en Bretagne avec son père et a préféré rester à Bordeaux seule avec sa m’manmôm m’attends de pied ferme. Elle a passé l’aprèm à ranger les placards de la maison. C’est une hyper manique de l’ordre et du rangement et avec sa môm’ elle a un boulot monstre. Elle a classé mes pulls, mes robes, mes pantalons, mes tee-shirts, mes pagnes… Sur mon lit elle a posé ma belle robe cop’copine noire et rouge. « On ne va pas à l’opéra en jean, m’man !!! » J’ai beau lui dire que c’est plouc de s’habiller pour une générale elle n’en démord pas. Je trouve ça attendrissant alors je passe la robe. Mais quand je veux mettre mes chaussures plates rouges, elles ont disparu. TDC1 me présente mes sandales noires à hauts talons, celles qui sont faites pour jouer les belles de nuit, mais sûrement pas pour marcher. Maman-Cendrillon part donc à l’opéra, habillée par sa fée-TDC1, en espérant ne pas avoir l’air trop endimanchée. Bien sûr, les embouteillages, bien sûr, les minutes qui filent, bien sûr, les places autour du grand Théâtre toutes prises, et bien sûr, le parking souterrain pour finir. Alors Maman-Cendrillon court avec ses godasses trop hautes sur le pavé de la rue Saint-Rémi, se tord les chevilles, perd son étole, transpire, pendant que WonderMarie, la harcèle de sms, pour lui dire que si elle n’accélère pas elle va rater Don Quichotte. Ouf les marches du Palais sont enfin à sa portée, le dernier appel de la clochette sonne pour inviter les derniers spectateurs à se grouiller les fesses. Il nous faut monter jusqu’au paradis pour trouver nos places. J’aime cette idée. A l’époque de la tribu(pour ceux qui suivent) notre devise était : « Le paradis ou rien ». Ce soir ce sera le Paradis pour WonderMa et seules rescapées de la tribu éclatée. Les danseurs apparaissent, l’orchestre donne le ton de la soirée, hispanisante bien sur. J’ai toujours été fascinée par la danse classique. Emue aux larmes souvent. Un flot de souvenirs me revient. Marie me montre dans le corps de ballet, Coco, la copine d’un copain, qui a filé les places. En même temps que je m’emplis de la musique et des couleurs du spectacle, je pense au passé. J’ai été une petite danseuse. Peu de classique. Mais surtout durant une dizaine d’années, j’ai navigué dans une troupe entre le modern jazz et les claquettes, et le folklore aussi. J’aimais la pression du moment où l’on arrive sur la scène le cœur serré de trac, et où tout à coup on fait partie du spectacle. C’était une émotion que j’aimais. Il est vrai que j’ai plus souvent vu les salles de spectacle depuis la scène que depuis les fauteuils quand j’étais plus jeune. Je retrouve d’ailleurs ce plaisir avec le chant. Il y avait longtemps que je n’avais eu ce bonheur de voir de la danse classique. Marie m’a fait là un si beau cadeau. Je ne fixe pas forcément mon attention sur les premiers danseurs car je sais que tout le monde les regarde. Je regarde plutôt les autres, dans le ballet, car je sais qu’eux aussi ont travaillé, qu’eux aussi ont le trac, et qu’eux aussi font la beauté du spectacle. Mon esprit s’évade parfois, vers mon enfance. Je pense à ce jour où notre école de danse avait invité des danseurs de Roland Petit, et ou j’ai vu Denis Ganyo, danser Meddle des Pink Floyd. Les larmes coulaient sur mes joues, quand Mireille Bourgeois la danseuse, est entrée sur scène, si frêle, si blanche. J’aurais aimé être à sa place. Puis l’année suivante ce furent Noella Pontois et Mickael Denard, et là je n’ai pas été émue, tant lui était exécrable et prétentieux. Plein d’exigences et de caprices à la con. Les deux premiers avaient mangé avec nous, dansé avec nous, parlé avec nous, les deux suivants ne nous avaient pas regardés, et étaient restés enfermés dans leurs loges. Quand la petite fille était venue offrir les fleurs à la fin du spectacle, Mickael Denard ne lui avait même pas souri.

En regardant Don quichotte et ses danseurs, je pensais à cette petite fille si timide d’une dizaine d’années, qui était la meilleure danseuse de l’école. Elle était partie à Paris à l’opéra avec les petits rats, mais trop loin de sa famille elle était vite revenue à Bordeaux quelques temps plus tard. Où est-elle aujourd’hui ? Corine….Corine… tiens je ne sais plus son nom. Ce soir, des années plus tard l’émotion me revient de cette envie d’être sur la scène. Mais là je suis si heureuse dans le fauteuil du paradis. WonderMa est un peu confuse car elle croyait m’avoir offert une place pour écouter un opéra. Elle ne sait pas à quel point la danse me fait AUSSI plaisir.

A l’entracte je jette un œil sur le programme, je lis les noms de tous les danseurs, quand mon œil se pose sur une certaine Corine L. du corps de ballet. Je demande à WM si c’est elle qui a offert les places. C’est elle. Ben voilà le nom de la petite fille qui a offert le bouquet il y a 30 ans… c’est celui-là. Hasards et coïncidences. J’ai regardé les deux autres actes encore plus émue que pour le premier,et je revoyais sans cesse cette petite fille qui était « l’étoile » de notre école de danse, timide étoile, tremblante étoile seule sur scène à 10 ans. Aujourd’hui la voilà souriante, sûre des ses gestes, danseuse. J’aime ce genre d’histoire, quand la vie ressemble a un fil, qui croise d’autres fils, s’en éloigne et le retrouve par le plus grand des hasards.

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FUNAMBULE

Mercredi matin. Les seules traces du passé qui restent sur le terraiin que nous sommes venus fouiller sont celles d’un passé trop proche. Pas de tessons, pas de sépulture, pas de murs de moellons, juste des pneus, de calandres de voitures, des bouteilles en verre des poches de vêtements ça et là, des boîtes en carton vide et des gobelets marqués d’un étrange M rouge. C’est donc ce que retrouveront nos enfants archéologues dans des centaines d’années. La merde immonde que nous allons leur laisser pour témoigner de nos us et coutumes…. De quoi seront donc remplis nos musées s’il en reste encore dans mille ans, et s’il reste des hommes pour les visiter. Mercredi matin, je n’ai pas l’âme souriante…. Mon estomac est noué à la pensée du rendez-vous qui m’a été fixé par mon banquier. Et les détritus épars sur le terrain ne risquent pas de faire divcersions à mes idées sombres. A l’heure dite j’entre dans le bureau essayant de faire la courageuse alors que je n’ai qu’une envie c’est de me mettre à pleurer, car je sais ce qui m’attend. C’est comme ça depuis 5 ans. Il y a des boarder-line dans leur tête, moi je suis boarder-line du fric… Toujours sur le fil du rasoir…Depuis que je suis seule avec mes enfants je suis comme le funambule sur son fil. Cramponnée à la perche qui m’empêche de tomber. Parfois ça penche, penche, l’équilibre si fragile me lâche. Je sais que la chute est fatale. Pas de droit à l’erreur, car tomber, signifie des mois de galère, des mois de privations, des mois de sourires à tous pour ne pas avoir l’air de ce qui se passe à l’intérieur. Là je suis un peu tombée. Il suffit de presque rien… Une voiture qui déconne, des impôts qui sonnent à la porte, une assurance, une visite de toubib en pleine nuit, quelques factures surprise, le quotidien quoi, mais qui s’arrange pour surgir synchro. Et la perche penche, pèse d’un coté, trop lourde, pour un bras qui se fatigue. Qui sent qu’il va lâcher. Nous avons donc parlé de tout ça. Bien sur je n’étais plus funambule. Bien sur il n’y avait plus de fil, ni de perche. Mais j’étais titulaire de compte débiteur, il y avait des euros, des virements, des factures, des revolving, des agios, et mes larmes qui ne m’obéissent pas et coulent en silence. Et comme une pitié dans l’œil de l’homme assis en face de moi. Il me dit que je vais me relever et qu’il va m’aider. Je ne demande qu’à y croire. Je pense que ce sera faisable. Je sais que je suis seule fautive puisque je suis seule gestionnaire. La seule chose importante pour moi est que les TDC passent au travers de cela. Que leur goûter soit dans leur cartable, le soir, et que chaque soir ils mangent tout simplement. C’est eux l’important. Et eux seulement. Car moi, j’ai d’autres façons de me faire plaisir. Je peux me priver de toutes les sorties, de tous les restaus, il me restera toujours les amis, mon imagination, un livre, la musique, le chant, des mots et l’univers de la communication virtuelle. Alors je vais y arriver. Et ils n’y verront que du feu les TDC.

Je crois que le banquier est gentil.

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16 avril 2006

DeTouteFaçonsTutenFousBienPasMal

Malgré le rendez-vous de mercredi prochain avec mon nouveau de chargé de compte bancaire, j’ai fait une petite sortie hier. Pas raisonnable. Vendredi dernier, il m’a appelée en personne pour que nous fassions un petit point sur ma situation financière actuelle, qui n’est des plus florissantes. Quoiqu’il me dise qu’elle n’est pas désespérée si je consens enfin à faire mes comptes. Bien, le propos n’étant pas là, j’attendrai mercredi prochain pour en parler…. Quand mon ami-amant, que nous surnommerons « detoutefaçonstutenfousbienpasmal », énoncé avec une grosse voix de râleur…Donc quand DeTouteFaçonsTutenFousBienPasMal, vient me voir, nous passons des heures et des heures à parler avant de tomber dans le corps l’un de l’autre. Nous parlons de nos vies, car nous nous voyons peu et à intervalles irréguliers. Il me parle de son petit garçon d’à peine un an qu’il ne peut voir que rarement puisqu’il est à Paris. La situation est délicate et douloureuse et injuste et je ne me permettrais pas d’en parler plus. Mais ce que j’aime quand je suis avec lui c’est l’écouter comme j’écoutais mon père et avoir l’impression qu’il sait tout… Bon ok c’est no comment, blablabla transfert, Sigmund tu la ferme pour une fois…Il a un côté intello que j’aime, et il n’aime pas que je le lui fasse remarquer. A force de l’entendre parler de ce qu’il avait écouté sur France Cu comme il le dit, j’ai fini par quitter France In et aller en visite là-bas. J’y passais l’an dernier le dimanche soir lorsque j’étais en voiture certains dimanche soirs et j’écoutais les conférences de Michel Onfray, à la sorbonne, je crois. Je ne me lasse pas d’écouter ce philosophe. Une fois j’avais capté une émission sur la salade. C’est rien une salade, et tenir une heure l’esprit des auditeurs en haleine en parlant des salade, c’est vraiment trop fort. Donc cette semaine tous les matins pour aller bosser je me branchais sur France cu. C’est reposant la culture. Reposant et tonifiant à la fois. Quand j’écoute Fun, Europe2 ou pire le BlackBox laissé par TDC1, j’entends un fond musical, j’entends des commentaires, mais je ne pourrai que rarement répéter ce qui s’est dit, je peux en même temps laisser courir mon esprit vers la journée que je vais vivre ou les soucis qui me tracassent, le reste n’est que bruit de fond. France Cu ça s’écoute, ça se comprend, je me dis que je suis d’accord ou pas avec ce qui est dit. Même si souvent c’est très élitiste ça force à suivre. Cette semaine j’ai écouté Gabriel Mazneff, invité un matin, et si je n’ai pas forcément aimé le personnage, assez antipathique, j’ai eu envie de lire son dernier bouquin, puis j’ai entendu parler de Michelet, et j’ai eu aussi envie d’acheter son dernier bouquin, non je sais il est mort, c’est bon je suis pas si conne. Mais j’ai quand même eu envie d’essayer de lire « La sorcière ». Et puis il y avait un sujet sur les blogs un maton. Et ça m’a énervée. En effet, il existe un site, Telos-eu, une forme de blog, sur lequel, si j’ai bien tout compris, chaque jour les bloggueurs doivent traiter un sujet imposé. J’ai trouvé l’idée intéressante. Ce que j’ai moins aimé c’est que finalement ne sont admis à traiter ce sujet que des spécialistes des philosophes ou des diplômés d’universités et chercheurs. Je suis allée y faire un tour, ça s’appelle agence intellectuelle…Allez y faire un tour vous vous ferez une idée vous même, mais ne vous attendez pas à rigoler…  Bon voilà, alors grâce aux lumières de DeTouteFaçonsTutenFousBienPasMal,, je re-découvre ce qu’est écouter la radio. La sorcière de Michelet et Voici venir le Fiancé de Matzneff, sont assis à côté de moi dans mon canapé jaune, je ne sais par lequel commencer. Je pense que les deux vont être un plaisir. Je crois que je vais livre Matzneff à haute voix pour entendre chanter les mots. Tous les soirs un petit bout. Comme avec les enfants. Pour m’endormir sur de jolies phrases.On ne fait plus assez de lecture à haute voix et c’est dommage.

Posté par melimelodit à 19:10 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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