29 avril 2006
MERE DE FOOTBALLEUR
Le vent était glacial cet après-midi,
malgré le soleil. J’étais de mauvaise humeur. Il est vrai que vue de la
terrasse, ce 29 Avril semblait estival. Mais vu de la pelouse du stade, il n’était même pas printanier. Je n’aime pas
avoir froid, je n’aime pas savoir que je vais devoir rester deux heures
immobile, frigorifiée dans ma veste, le col remonté jusqu’aux oreilles. Les
mères de footballeurs de l’équipe adverse avaient investi les deux petites
loges pour se protéger du vent. J’ai donc posé mes fesses à deux mètres d’elles
pour profiter de l’abri. Le foot et le sport en général n’étant pas ma cup of
tea, je ne suis jamais très enthousiaste, sur les bords de la touche. Cet
aprèm, j’avais pour voisines des mères investies de leur mission de
supportrices. En hiver les pères sont plus nombreux à accompagner leurs petits
génies du foot. Toujours accrochés à la ligne blanche qui délimite l’accès au
terrain, ils managent les leurs, trépignant dans leurs baskets qui ne courent
jamais. Dès les beaux jours, ces dames ressortent le bout du nez, pour profiter
du soleil. Et là elles étaient très très
en forme ! « Casse-le, tue-le, pète-lui les jambes… » C’est fou
comme c’est plein de tendresse une mère de footballeur. Langage guerrier.
Encouragements à la violence. Vociférations. Dignes femmes des pères de
footballeurs, les mères de footballeurs ne font pas dans la dentelle non plus.
J’avais déjà répondu aux premiers encouragements à la violence que « c’était
sûrement ça l’esprit du sport qu’on
inculquait aux enfants dans cette équipe… » Quand TDC2 a posé ses crampons sur le terrain
et qu’il a touché son premier ballon, et que des « Allez Sam » ont
fusé, j’ai bien entendu la petite phrase « Ah ce Sam, il est pas du pays !!! »
et quelques rires. Avez vous déjà vu les babines de la mère louve se retrousser
sur ses canines, ou les griffes de la mère lionne sortir de leurs coussins
quand un danger survient pour les louveteaux ou les lionceaux ? Il n’est pas évident dans le cas prèsent que la
petite ronde blanche aux yeux verts soit la mère du grand black aux yeux noirs.
Si la mère du grand black était black, on parlerait moins fort. TDC3 qui m’accompagnait
a elle aussi senti ce qui allait suivre. Alors elle s’est levée, et crié « Allez SAM, allez mon frère ! »
et elle m’a dit « comme ça ils
oseront plus dire de trucs sur lui.. » . Je suis restée sur le qui-vive
tout le match, canines et griffes en éveil. Entre mères on peut-être se
comprendre même si on est mères de footballeurs. Ce soir, mes TDC filles nous
ont abandonnés, mon footballeur et moi. Après un petit repas en tête préparé à
deux, je lui ai accordé une soirée finale au Stade de France PSG-OM. Il m’a dit
que « ça allait jouer rapide » et j’ai eu droit au commentaire du
classement du Championnat. Je me délecte donc présentement du savoureux
commentaire de Larquais et son acolyte qui n’ont rien à envier à Nelson Monfort
et Candelero. Je vais donc essayer de me concentrer sur le jeu, pour pouvoir
refaire le match tout à l’heure avec mon fils….
24 avril 2006
JOLIE GAZELLE
BIENTOT LA JOLIE GAZELLE AURA 17 ANS.
UNE
JEUNE FEMME GAZELLE.
SON LABRADOR QU’ELLE TRAITAIT COMME SON CHEVAL, LE
METTANT AU PAS AU TROT AU GALOP. ELLE N’A JAMAIS REUSSI A LE FAIRE HENNIR.
HIER
ELLE MARCHAIT SUR LES MAINS DANS LES ALLEES DES MAGASINS.
HIER
ELLE COLLECTIONNAIT LES CAILLOUX ET LE CRIN DES QUEUX DE CHEVAUX.
HIER
ELLE AIMAIT LES ROBES QUI TOURNENT ET MARY POPPINS.
LA JOLIE GAZELLE A VOULU CHERCHER CELLE
QUI L’AVAIT PORTEE NEUF MOIS EN ELLE. ELLE A TROUVE QUELQUES MOTS DANS UN
DOSSIER ROSE.LA FEMME AVAIT UN PRENOM. LA JOLIE GAZELLE
A SU QU’ELLE AVAIT 6 FRERES ET SŒURS QUELQUEPART, QU’ELLE AURAIT PU S’APPELER
SABRINA, QUE LA FEMME TRAVAILLAIT
DUR, ET QU’AUJOURD’HUI ELLE EST AGEE. CE N’ETAIENT QUE QUELQUES LIGNES, SI PEU
POUR UNE HISTOIRE, MAIS LA JOLIE GAZELLE A DIT : « J’AI ENVIE DE FAIRE LA FETE".
LA JOLIE GAZELLE GARDE EN ELLE L’ENVIE
DE RETROUVER CELLE QUI L’A PORTEE. ET TOUS CES FRERES ET SŒURS. ET CE PERE AU
SENEGAL.
CETTE
SEMAINE LA JOLIE GAZELLE
LE
SOIR ELLE S’ETENDAIT CONTRE MOI.
ET
COMME QUAND ELLE ETAIT UNE TOUTE PETITE GAZELLE, ELLE DEMANDAIT DES CALINS DANS
LE DOS. ALORS J’AI DESSINE DES BATEAUX, DES ESCARGOTS, DES MAISONS, DES
LEZARDS, J’AI ECRIT DES JE T’AIME , DES MAMAN, DES MARIA, DES PAPILLONS.
ET
LA JOLIE GAZELLE
POUR LUI LA-BAS DANS LA LUNE
DEJA PUBLIE AILLEURS MAIS ...
J’ai souvent eu l’idée de
faire une note sur « mon papa pierrot de la lune ». Mais j’ai
toujours choisi d’autres sujets.
Je la voudrais belle, j’ai
peur de le rendre médiocre. J’en suis à la quatrième phrase et j’ai les yeux
remplis de larmes, ma gorge se serre de sanglots. Rien de triste dans mes
larmes. Juste la peur de ne pas savoir traduire cet amour-là. Tant de mots pour
lui me viennent. Je ne sais ni comment commencer, ni par quel moment.
Il faudrait presque ouvrir
une rubrique… mélimélodialogue avec un Pierrot lunaire…
Commencer par les derniers
mots que je lui ai offerts.
Dans une église. Un matin
du 3 novembre 2000. Juste à côté de lui. Sans fleurs ni couronne. Juste un
bouquet de fleurs de son marais aimé. Pas de crucifix. Juste la petite croix de
bois fabriquée par Samuel et posée par lui seul, pour dire merci pour les 6 ans
d’amour d’un grand-père à son petit-fils. Juste le bouquet de fleurs de baobab,
noué d’un morceau de pagne, posé contre lui avant qu’on l’enferme puisque
j’étais seule encore un moment avec lui…
Je ne voyais que mon petit
bristol, mon écriture majuscule pour bien lire malgré l’émotion, comme la bonne
élève appliquée que j’avais été, pour LUI. La foule silencieuse m’écoutait mais
lui ne pouvait plus m’entendre.
« PAPA. TOI ET MOI NOUS NE SAVIONS
NOUS OFFRIR QUE DES LIVRES AVEC PARFOIS UNE PETITE DEDICACE. VOICI MON DERNIER
CADEAU POUR TOI.
HIER SOIR,
J’ETAIS DANS TON BUREAU. COMMENT TE DIRE AU REVOIR ? EN FACE DE MOI DANS
TA BIBLIOTHEQUE TES LIVRES SE SERRAIENT LES UNS CONTRE LES AUTRES. COLETTE
ETAIT COLLEE A ALBERT COHEN ET DAPHNEE DU MAURIER. PASCAL SE SERRAIT CONTRE
PENNAC ET PIAGET JUSTE SOUS BEAUMARCHAIS. J’AI COMPRIS COMBIEN TU ALLAIS LEUR
MANQUER. HEUREUSEMENT, TOUT PRES D’EUX S’EMPILAIENT DES FEUILLES DES CARNETS,
TOUS REMPLIS DE TON ECRITURE ET DE TES MOTS.
SI TES
GESTES TENDRES ETAIENT RARES ET PLEINS DE PUDEUR, JAMAIS JE N’AI DOUTE DE TON
AMOUR, CAR LES TEXTES QUE TU ECRIVAIS METTAIENT TON CŒUR A NU. ILS DISAIENT LA
DUNE, LA VAGUE, L’ADOUR ET J’ENTENDAIS Je vous aime, aimez-moi…. TU M’AS
TRANSMIS CET AMOUR DES LIVRES ET DES MOTS ET JE TE REMERCIE. COLETTE ET PASCAL
NE RESTRONT PAS COLLES L’UN A L’AUTRE LONGTEMPS. ILS VOYAGERONT DE TA
BIBLIOTHEQUE A LA MIENNE, A CELLE DE MICHEL, DE CARO ET DE LOLO.ILS IRONT DE
BORDEAUX A MONTPELLIER, D’UN SAC A DOS A UN SAC DE PAILLE ET REVIENDRONT A
HOSSEGOR RETROUVER TON BUREAU. J’AVAIS HATE DE TE PRETER La poussière du monde
DE Jacques Laccarrière. MAIS CES DERNIERS TEMPS TU N’ AVAIS PLUS ENVIE DE LIRE. TU DISAIS PLUS TARD… A MON RETOUR…
CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS… JE CROIS QUE TU AURAIS AIME CE QUE JE VAIS
LIRE. »
La poussière a-t-elle vraiment quelque
chose à nous dire ?
Serait-elle la parole ou le souffle
que prendrait le temps pour survivre et les empires d’antan pour nous informer,
hâtivement, tardivement selon les cas, de leur effritement ? Aurait-elle
une mémoire à la façon des cendres, des cendres des amants incinérés ensemble,
de ceux « qui se sont aimés pendant leur vie et se font inhumer l’un à
côté de l’autre » et qui ne sont pas « aussi fous qu’on le pense.
Peut-être leurs cendres se pressent s’emmêlent et s’unissent… Que sais-je,
n’ont elles pas perdu tout sentiment, toute mémoire de leur premier état, peut
être ont elles un reste de chaleur et de vie dont elles jouissent à leur
manière… Il me resterait donc un espoir de vous toucher, de vous sentir, de
vous aimer, de vous chercher, de m’unir, de me confondre avec vous quand nous
ne serons plus,s’il y avait dans nos principes une loi d’affinité, s’il nous
était réservé de composer un être commun, si je devais dans la suite des
siècles refaire un tout avec vous, si les molécules de votre amant dissous
avaient à s’agiter, à s’émouvoir et à rechercher les vôtres, éparses dans la
nature »
Ce Texte si beau, si émouvant est
extrait de « La poussière du monde » de Jacques Lacarrière et les
citations entre guillemets sont extraites de Lettres à Sophie Vollant de
Diderot.
Je crois bien que je
vais ouvrir cette rubrique sinon ce sera trop long. Je ne peux pas faire court.
23 avril 2006
LA BRANLETTE SUISSE
Certains la connaissent déjà, je l'avais évoquée ailleurs
Voici la technique
de la branlette suisse tout droit sortie de l’imagination de la mélimélo,
rochersuchardologue assermentée et
agréée par les plus grands chocolatiers suisses.
ATTENTION RISQUE
D’ACCOUTUMENCE.
LA BRANLETTE SUISSE
NE TUE PAS.
LA BRANLETTE SUISSE
NE PROVOQUE PAS DE CANCER DES POUMONS.
LA BRANLETTE SUISSE
NE REND PAS STERILE ET N’AFFAIBLIT PAS LE TAUX DE SPERMATOZOIDES.
LA BRANLETTE SUISSE
NE REFILE PAS LE VIRUS HIV
Matériel : 1
pack de 7+2 rochers Suchard
1 verre d’eau
1 meuble à tiroirs
1 bâton de sucette
1 bouquin
Facultatif : 1
bassine
L’envie d’une
branlette suisse peut vous surprendre à n’importe quelle heure de la journée,
et n’import’où.
Vous pouvez y
résister. Mais c’est déconseillé.
Elle survient souvent
lors de coup de blues ou de moments de solitude. Comme la plupart des
branlettes elle se pratique en solitaire.
Vous devez vous
installer confortablement dans un canapé un fauteuil ou un lit pour prendre
votre plaisir en toute quiétude.
Auparavant vous
serez passé au rayon confiserie du supermarché le plus proche (pas de discount,
ils ne font pas le produit). Vous aurez choisi le plus gros pack offre
promotionnelle de rochers Suchard que vous trouverez. Il existe des 5+2 et des
7+2. Vous aurez aussi résisté à l’envie de croquer dans le rocher dès la sortie
du magasin.
Ouvrir le paquet.
Déposer 4 rochers sur votre table de salon ou de nuit. Ranger les autres
chocolat dans un tiroir de votre maison. Si possible à l’autre bout de la
maison. Vous pouvez un mettre un dans un frigo, un dans un congel, un près d’un
radiateur, et les autres dans des endroits tempérés.
Le premier rocher
se mange vite. On n’en sent pas le goût, il passe en bouche rapidement et ne
laisse pas de trace de plaisir. Le second pénètre la bouche 5 minutes plus tard
et y reste un peu plus longtemps. Le bout de la langue le chatouille, titille
ses aspérités, puis vos lèvres l’engloutissent, chaque bouchée reste en vous,
vous la croquez lentement et l’avalez sentant le goût du chocolat sur vos
papilles. Vous devez attendre encore 5 minutes avant de vous attaquer au numéro
trois car votre bouche reste parfumée du plaisir du deuxième. Pour ne pas atteindre l’orgasme suisse trop
rapidement vous devez varier la technique de dégustation et vous avez le droit
d’être créatif. Le numéro trois donc celui qui fait durer le plaisir. Vous
croquez une première bouchée que vous laissez fondre sur votre langue, votre
bouche envahie de cette crème onctueuse et ainsi de suite jusqu’à épuisement.
Il faut attendre un peu entre chaque bouchée pour ne pas sombrer dans
l’écoeurement. Passons maintenant au
quatrième. Il est très technique celui-ci. Vous devez le saisir entre vos
doigts et le mordiller délicatement pour ne garder dans votre bouche que sa
calotte dure. Il ne devra vous rester que le cœur du rocher entre les doigts,
que vous poserez entier sur votre langue, pour le laisser fondre doucement. Il
est possible qu’un début d’orgasme buccal se manifeste. Il saisit vos joues qui
sont prises d’un frisson sous la caresse du chocolat.
Il faut à ce moment
là essayer de surmonter l’envie de croquer immédiatement un autre rocher. Heureusement
vous avez pris soin de dispatcher les rocher de ci de là dans vos appartements.
Vous devez alors
vous plonger dans une lecture qui vous divertira de cette envie. Et résister
tout en gardant en vous les restes de votre début d’orgasme. Vous avez tout loisir de déguster le deux
suivants au rythme et de la façon qui vous sied tant que vos joues restent dans
la limite du frisson minimum.
Quand vous ne
pourrez plus résister à l’appel du n°8(ou 7 si vous êtes petit joueur) prenez
celui que vous aviez réservé dans votre réfrigérateur et posé sur un bâton de
sucette ‘ben vous devez bien avoir ça je vous avais prévenu’, et la vous pratiquez
une fellation rochersuchardesque suivant la technique que vous connaissez déjà
pour l’avoir déjà pratiquée sur « support vivant ». Toutes les zones érogènes de votre bouche
étant sollicitées, laissez vous aller à votre propre plaisir….
(N’oubliez pas que
dans votre congélateur le n°9 vous attend si dans la nuit le désir se réveille
à nouveau)
Buvez un peu d’eau
fraîche pendant la branlette sinon vous aurez besoin de la cuvette…
Joyeuses Paques et
n’oubliez pas que Suchard fait aussi à cette occasion des boîtes
dégustation !
LA LANGUE DE
Hier soir chez Ardisson, il nous a
gâtés le bougre.
Face à un Christophe Alévêque, très
citoyen concerné.
Le pitch comme le dit l’homme en noir…
Pat invité il y quelques temps chez Ruquier, semble avoir eu des démêlées avec
Chris. Si j’ai bien compris, Chris n’aurait pas apprécié le discours de Pat et
le lui aurait dit. Mais le temps imparti
chez Ruquier étant trop court pour un débat, la discussion, fut trop succincte.
De plus la réaction de Chris ayant été une réaction sur le vif, il n’avait pas tous
les arguments pour contrer Pat. Nous
voilà donc transférés chez l’homme en noir, pour poursuivre et approfondir le
débat sur le thème en gros de « Mais que fait la police ».
Cette fois ci Chris a bûché la
question et constitué un dossier épais comme ça. Merci les documentalistes de
France 2.
Je crois que Pat a sous-estimé
l’ennemi. Il arrive lui un doigt au c… l’autre à la bouche et la fatuité dans
l’œil. C’est pas un petit humoriste qui lui fera peur….Puis, lui il est quand
même le meilleur poteau du P’tit Nico. Il balaie de son mépris tous les
arguments avancés par Chris. Il semblerait que quand on a géré la crise du CPE
comme vous l’avez tous vu, ont fait profil un peu plus bas. « Les
dérapages de la police, lors des manifs, mais quels dérapages ? », « Les
chiffres de la criminalité trafiqués, mais vous rêvez », « La
mauvaise foi du Ministère de l’Intérieur, touche pas à mon pote… »,
« Monsieur Bauer, ben, c’est un socialiste, alors, tu vois qu’on place pas
que les notre à la tête de la république, p’tit con ! », le pompon
étant « Ségolène Royal, je suis content qu’elle soit devant Nicolas dans
les sondages, dont on sait qu’ils ne veulent rien dire, et puis 49/51, c’est
pareil, en plus c’est toujours à trois point près… »
Primo : 49/51 oui c’est pas grand
chose Pat, on est pas des nazes, ça fait + ou – 2. Mais en tout cas mon cher
Pat, en droit constitutionnel et en république, celui qui a 51 il a gagné, et
celui qui a 49 il a perdu. Bisque bisque rage mange du cirage !!!
Deuxio : trois point pres, ok ça
peut inverser les tendances, mais on peut aussi le calculer ainsi :
49-3=46 et 51+3=54, et la ça fait 6 de différence. Ca te va comme ça, tu vas
encore nous dire que 6 c’est rien et que t’es content pour Ségolène. Allez
rentre chez toi Pat, va te coucher, tu l’as gagnée ta léchouille avec ta langue
de bois d’or, t’es trop fort.
Continuez comme ça les mecs de droite,
et en 2007, vous allez voir si vous allez être contents pour la bande à
Ségolène.
Et bravo, Christophe Alévêque, vous
avez courageusement représenté la pensée du français lambda.
Une petite remarque pour Madame Julia
Migenes, on ne dit pas « Shut up », à quelqu’un qui n’est pas de la
même secte que la votre. La scientologie n’est déjà pas très populaire, mais la
vous n’arrangez pas la sauce.
Les autres je peux pas dire grand
chose sur eux, je me suis endormie pendant Tina Arena. Faut dire que, bon…J’me
camprends…
22 avril 2006
LA PESTE
TATIE DANIELE EST
TOUJOURS VIVANTE.
Euh ici elle s’appelle tatie marie-louise. Marilou
pour les intimes. Mais a-t-elle encore des intimes cette sale peste. Elle avait
hiberné. Tantôt à l’agonie. Tantôt revenue parmi les vivants, plus acariâtre
que jamais. Durant l ‘hiver j’ai du la re-cadrer un peu. Par le biais d’un
courrier, et au terme d’un échange téléphonique musclé, je lui ai signifié que
je mettais un fin à notre « relation » de voisinage. Certaines
personnes ont tendance à prendre le reste de la terre pour leur domesticité. Ses
convocations régulières ont fini par m’impatienter. Prétextant son incapacité à
se déplacer, elle me faisait transmettre par sa « bonne », des
messages me fixant des rendez-vous destinés à me « parler de choses
importantes ». En général les choses importantes consistaient à me faire
part de son bulletin de santé dont je me moque quand même absolument, ou bien à
me faire part des visites reçues par TDC1 durant mes absences. Un dimanche après-midi, j’ai perdu patience et
j’ai eu le plaisir d’être désagréable avec tatie marilou. J’ai enfoncé le clou
dans la semaine en déposant dans sa boîte à lettre quelques lignes bien senties
pour lui signifier son « congès de conseil es-voisinage ».
Depuis silence total et
je m’en réjouis. Je ne boirai plus de Château Carbonnieux avec elle et c’est
tant pis. Depuis quelques jours il semble que la peste ait retrouvé de poil de
la bête.
En effet avec les beaux
jours, les quelques enfants de cette résidence, ont envie de s’aérer. Ils ont
sorti les ballons de foot et investi le parc de leurs dribbles bruyants et
joyeux. Les vacances aidant, ils descendent tous les aprèm pour se dégourdir et
les jambes et les cordes vocales. Il faut préciser qu’a part eux, coté
terrasses, puisque toutes nos terrasses donnent sur un magnifique parc privé,
bien entendu, donc à part eux, on n’entend que les piaillements des oiseaux. Un
luxe je crois en pleine ville. Mais LA PESTE ne l’entend pas de cette oreille. Malgré l’arthrose qui
la ronge paraît-il elle trouve la force d’ouvrir sa baie vitrée, de se
cramponner à son balcon et de hurler « Avez-vous fini bande de chenapans ?
Je vais vous faire taire moi, il est interdit de jouer au ballon ? »
Ceci fait beaucoup rire les « chenapans ». Je pense que très
prochainement nous aurons tous dans nos boîtes à lettres une lettre du syndic,
indiquant qu’il est interdit de jouer. Je l’attends avec impatience. Mes TDC ne
sont pour l’instant pas là, mais je pense que dès qu’ils reviendront ils iront
se joindre à la bande de chenapans. Pour plus de 1000 euros mensuels, il me
semble avoir le droit de laisser mes enfants profiter de ce parc où les vieux
de la résidence ne peuvent même pas descendre puisqu’ils sont tous incapable d’emprunter
l’escalier. A l’heure où j’écris, je suis sur ma terrasse et ces voix d’enfants
qui jouent c’est la vie, non ? La peste
est déjà sortie deux fois.
UN 21 AVRIL
UN
21 AVRIL.
En
2002 il me semble.
Moi
aussi j’avais fait une connerie.
J’avais
voté.
Mais
j’avais eu l’envie de dire que tout ça ne me convenait pas.
J’avais
eu envie de mettre du vert dans l’enveloppe bleue.
Il
ne faisait pour moi aucun doute quant au résultat du soir. La seule question
étant « Qui serait devant, Lionel ou Jacques ? ». Mais dans la
journée on parlait de grosse surprise et je serais bien retournée dans l’isoloir
pour enlever le vert et mettre du rose à la place. Quand à 20 heures le borgne
est apparu, j’ai pleuré. Les TDC étaient avec moi. J’ai expliqué ce qui se
passait et qui était le monstre. Je les ai fait monter dans la voiture, 4 ans,
6 ans, 12 ans, je voulais qu’ils prennent tout de suite conscience du danger. On
s’est arrêtés devant tous les endroits où la tête du borgne était collée. Et on
a déchiqueté sa tête, arraché, piétiné, et mis dans les poubelles. Puis dans
les jours qui suivirent, ils ont mis leurs mots sur des tee-shirts blancs. TDC3
disait « TOUCHE PAS A MON FRERE ET A MA SŒUR ». Ils sont venus avec
moi à toutes les manifs, j’y tenais. Je voulais qu’ils comprennent ce qui se
passait. Je voulais qu’ils voient qu’on peut réagir, exprimer sa colère, qu’ils
sachent déjà ce que c’est que descendre dans la rue pour dire son désaccord. J’étais
fière de les avoir les trois avec moi. Ils parlent encore de ce moment. Ils
savent qui est le borgne et quel danger il représente. Bientôt TDC1 votera. Pas
l’an prochain. A quelques semaines près.
Cette
semaine une ex-député FN est morte. Personne n’a pleuré sur elle. Tant pis. Le
vieux borgne lui semble avoir la vie dure. Il ressortira de sa tanière l’an prochain.
Seul ou avec sa grosse naze de fille. Alors il faudra se souvenir de ce
sinistre 21 avril 2002. Et
BOUGER
SON CUL, ne pas se dire que les autres exprimeront notre colère, ne pas se dire
qu’une voix ce n’est rien, ne pas oublier la trouille qu’on s’est faite.
VOTER
SERA OBLIGATOIRE
VOTER
SERA NECESSAIRE
VOTER
SERA VITAL
NE
PAS VOTER SERA DANGEREUX
NE
PAS VOTER SERA IMPARDONNABLE
NE
PAS VOTER SERA CON !
21 avril 2006
CONCOURS DE CIRCONSTANCES
Mercredi soir.
Embouteillages d’idées dans ma tête. L’avenir. L’argent. L’amour. Téléscopages
de mots en A. Embouteillage des non-vacanciers autour de moi sur la rocade. Mon
portable me fait un clin d’œil. WonderMarie : « Ola à tous, j’ai une
place dispo pour aller voir Don Quichotte demain soir au grand théâtre à 20
heures à la générale. Le premier à répondre à ce sms aura la grande chance de
m’accompagner ». Merci les embouteillages en trente secondes j’ai répondu
« Moi ». Une heure plus tard : « Standard saturé, arrétez
les sms, et les appels, La grande gagnante est …Sylvie la méli-lélo, merci à
tous de votre participation, pas de lot de consolation pour les autres, bizz à
tous ». Envolées les idées noires, envolés les embouteillages dans ma
tête, envolée l’envie de caverner. Demain je vais à l’opéra. Je reprendrai les
soucis plus tard, pour l’instant je pose les valises de grisaille et je rêve.
De toutes façons ils m’attendront et sauront me rattraper en temps voulu.
Jeudi soir. 19 heures.
TDC1 qui n’est pas partie en Bretagne avec son père et a préféré rester à
Bordeaux seule avec sa m’manmôm m’attends de pied ferme. Elle a passé l’aprèm à
ranger les placards de la maison. C’est une hyper manique de l’ordre et du
rangement et avec sa môm’ elle a un boulot monstre. Elle a classé mes pulls,
mes robes, mes pantalons, mes tee-shirts, mes pagnes… Sur mon lit elle a posé
ma belle robe cop’copine noire et rouge. « On ne va pas à l’opéra en jean,
m’man !!! » J’ai beau lui dire que c’est plouc de s’habiller pour une
générale elle n’en démord pas. Je trouve ça attendrissant alors je passe la
robe. Mais quand je veux mettre mes chaussures plates rouges, elles ont
disparu. TDC1 me présente mes sandales noires à hauts talons, celles qui sont
faites pour jouer les belles de nuit, mais sûrement pas pour marcher. Maman-Cendrillon
part donc à l’opéra, habillée par sa fée-TDC1, en espérant ne pas avoir l’air
trop endimanchée. Bien sûr, les embouteillages, bien sûr, les minutes qui
filent, bien sûr, les places autour du grand Théâtre toutes prises, et bien
sûr, le parking souterrain pour finir. Alors Maman-Cendrillon court avec ses
godasses trop hautes sur le pavé de la rue Saint-Rémi, se tord les chevilles,
perd son étole, transpire, pendant que WonderMarie, la harcèle de sms, pour lui
dire que si elle n’accélère pas elle va rater Don Quichotte. Ouf les marches du
Palais sont enfin à sa portée, le dernier appel de la clochette sonne pour
inviter les derniers spectateurs à se grouiller les fesses. Il nous faut monter
jusqu’au paradis pour trouver nos places. J’aime cette idée. A l’époque de la
tribu(pour ceux qui suivent) notre devise était : « Le paradis ou
rien ». Ce soir ce sera le Paradis pour WonderMa et seules
rescapées de la tribu éclatée. Les danseurs apparaissent, l’orchestre donne le
ton de la soirée, hispanisante bien sur. J’ai toujours été fascinée par la
danse classique. Emue aux larmes souvent. Un flot de souvenirs me revient. Marie me montre dans le corps de ballet,
Coco, la copine d’un copain, qui a filé les places. En même temps que je
m’emplis de la musique et des couleurs du spectacle, je pense au passé. J’ai
été une petite danseuse. Peu de classique. Mais surtout durant une dizaine
d’années, j’ai navigué dans une troupe entre le modern jazz et les claquettes,
et le folklore aussi. J’aimais la pression du moment où l’on arrive sur la
scène le cœur serré de trac, et où tout à coup on fait partie du spectacle.
C’était une émotion que j’aimais. Il est vrai que j’ai plus souvent vu les
salles de spectacle depuis la scène que depuis les fauteuils quand j’étais plus
jeune. Je retrouve d’ailleurs ce plaisir avec le chant. Il y avait longtemps
que je n’avais eu ce bonheur de voir de la danse classique. Marie m’a fait là
un si beau cadeau. Je ne fixe pas forcément mon attention sur les premiers
danseurs car je sais que tout le monde les regarde. Je regarde plutôt les
autres, dans le ballet, car je sais qu’eux aussi ont travaillé, qu’eux aussi
ont le trac, et qu’eux aussi font la beauté du spectacle. Mon esprit s’évade
parfois, vers mon enfance. Je pense à ce jour où notre école de danse avait
invité des danseurs de Roland Petit, et ou j’ai vu Denis Ganyo, danser Meddle
des Pink Floyd. Les larmes coulaient sur mes joues, quand Mireille Bourgeois la
danseuse, est entrée sur scène, si frêle, si blanche. J’aurais aimé être à sa place. Puis l’année
suivante ce furent Noella Pontois et Mickael Denard, et là je n’ai pas été
émue, tant lui était exécrable et prétentieux. Plein d’exigences et de caprices
à la con. Les deux premiers avaient mangé avec nous, dansé avec nous, parlé
avec nous, les deux suivants ne nous avaient pas regardés, et étaient restés
enfermés dans leurs loges. Quand la petite fille était venue offrir les fleurs
à la fin du spectacle, Mickael Denard ne lui avait même pas souri.
En regardant Don
quichotte et ses danseurs, je pensais à cette petite fille si timide d’une
dizaine d’années, qui était la meilleure danseuse de l’école. Elle était partie
à Paris à l’opéra avec les petits rats, mais trop loin de sa famille elle était
vite revenue à Bordeaux quelques temps plus tard. Où est-elle
aujourd’hui ? Corine….Corine… tiens je ne sais plus son nom. Ce soir, des
années plus tard l’émotion me revient de cette envie d’être sur la scène. Mais
là je suis si heureuse dans le fauteuil du paradis. WonderMa est un peu confuse
car elle croyait m’avoir offert une place pour écouter un opéra. Elle ne sait
pas à quel point la danse me fait AUSSI plaisir.
A l’entracte je jette un
œil sur le programme, je lis les noms de tous les danseurs, quand mon œil se
pose sur une certaine Corine L. du corps de ballet. Je demande à WM si c’est
elle qui a offert les places. C’est elle. Ben voilà le nom de la petite fille
qui a offert le bouquet il y a 30 ans… c’est celui-là. Hasards et
coïncidences. J’ai regardé les deux
autres actes encore plus émue que pour le premier,et je revoyais sans cesse
cette petite fille qui était « l’étoile » de notre école de danse, timide
étoile, tremblante étoile seule sur scène à 10 ans. Aujourd’hui la voilà
souriante, sûre des ses gestes, danseuse. J’aime ce genre d’histoire, quand la
vie ressemble a un fil, qui croise d’autres fils, s’en éloigne et le retrouve
par le plus grand des hasards.
FUNAMBULE
Mercredi
matin. Les seules traces du passé qui restent sur le terraiin que nous sommes
venus fouiller sont celles d’un passé trop proche. Pas de tessons, pas de
sépulture, pas de murs de moellons, juste des pneus, de calandres de voitures,
des bouteilles en verre des poches de vêtements ça et là, des boîtes en carton
vide et des gobelets marqués d’un étrange M rouge. C’est donc ce que
retrouveront nos enfants archéologues dans des centaines d’années. La merde
immonde que nous allons leur laisser pour témoigner de nos us et coutumes…. De
quoi seront donc remplis nos musées s’il en reste encore dans mille ans, et s’il
reste des hommes pour les visiter. Mercredi matin, je n’ai pas l’âme souriante….
Mon estomac est noué à la pensée du rendez-vous qui m’a été fixé par mon
banquier. Et les détritus épars sur le terrain ne risquent pas de faire
divcersions à mes idées sombres. A l’heure dite j’entre dans le bureau essayant
de faire la courageuse alors que je n’ai qu’une envie c’est de me mettre à
pleurer, car je sais ce qui m’attend. C’est comme ça depuis 5 ans. Il y a des
boarder-line dans leur tête, moi je suis boarder-line du fric… Toujours sur le
fil du rasoir…Depuis que je suis seule avec mes enfants je suis comme le
funambule sur son fil. Cramponnée à la perche qui m’empêche de tomber. Parfois
ça penche, penche, l’équilibre si fragile me lâche. Je sais que la chute est
fatale. Pas de droit à l’erreur, car tomber, signifie des mois de galère, des
mois de privations, des mois de sourires à tous pour ne pas avoir l’air de ce qui
se passe à l’intérieur. Là je suis un peu tombée. Il suffit de presque rien… Une
voiture qui déconne, des impôts qui sonnent à la porte, une assurance, une
visite de toubib en pleine nuit, quelques factures surprise, le quotidien quoi,
mais qui s’arrange pour surgir synchro. Et la perche penche, pèse d’un coté,
trop lourde, pour un bras qui se fatigue. Qui sent qu’il va lâcher. Nous avons donc
parlé de tout ça. Bien sur je n’étais plus funambule. Bien sur il n’y avait
plus de fil, ni de perche. Mais j’étais titulaire de compte débiteur, il y
avait des euros, des virements, des factures, des revolving, des agios, et mes
larmes qui ne m’obéissent pas et coulent en silence. Et comme une pitié dans l’œil
de l’homme assis en face de moi. Il me dit que je vais me relever et qu’il va m’aider.
Je ne demande qu’à y croire. Je pense que ce sera faisable. Je sais que je suis
seule fautive puisque je suis seule gestionnaire. La seule chose importante
pour moi est que les TDC passent au travers de cela. Que leur goûter soit dans
leur cartable, le soir, et que chaque soir ils mangent tout simplement. C’est
eux l’important. Et eux seulement. Car moi, j’ai d’autres façons de me faire
plaisir. Je peux me priver de toutes les sorties, de tous les restaus, il me
restera toujours les amis, mon imagination, un livre, la musique, le chant, des
mots et l’univers de la communication virtuelle. Alors je vais y arriver. Et
ils n’y verront que du feu les TDC.
Je crois que
le banquier est gentil.
16 avril 2006
DeTouteFaçonsTutenFousBienPasMal
Malgré
le rendez-vous de mercredi prochain avec mon nouveau de chargé de compte
bancaire, j’ai fait une petite sortie hier. Pas raisonnable. Vendredi dernier,
il m’a appelée en personne pour que nous fassions un petit point sur ma
situation financière actuelle, qui n’est des plus florissantes. Quoiqu’il me
dise qu’elle n’est pas désespérée si je consens enfin à faire mes comptes. Bien,
le propos n’étant pas là, j’attendrai mercredi prochain pour en parler…. Quand
mon ami-amant, que nous surnommerons « detoutefaçonstutenfousbienpasmal »,
énoncé avec une grosse voix de râleur…Donc quand DeTouteFaçonsTutenFousBienPasMal,
vient me voir, nous passons des heures et des heures à parler avant de tomber
dans le corps l’un de l’autre. Nous parlons de nos vies, car nous nous voyons
peu et à intervalles irréguliers. Il me parle de son petit garçon d’à peine un
an qu’il ne peut voir que rarement puisqu’il est à Paris. La situation est
délicate et douloureuse et injuste et je ne me permettrais pas d’en parler plus.
Mais ce que j’aime quand je suis avec lui c’est l’écouter comme j’écoutais mon
père et avoir l’impression qu’il sait tout… Bon ok c’est no comment, blablabla
transfert, Sigmund tu la ferme pour une fois…Il a un côté intello que j’aime,
et il n’aime pas que je le lui fasse remarquer. A force de l’entendre parler de
ce qu’il avait écouté sur France Cu comme il le dit, j’ai fini par quitter France
In et aller en visite là-bas. J’y passais l’an dernier le dimanche soir lorsque
j’étais en voiture certains dimanche soirs et j’écoutais les conférences de Michel
Onfray, à
la sorbonne, je crois. Je ne me lasse pas d’écouter ce philosophe. Une fois j’avais capté
une émission sur la salade. C’est rien une salade, et tenir une heure l’esprit
des auditeurs en haleine en parlant des salade, c’est vraiment trop fort. Donc
cette semaine tous les matins pour aller bosser je me branchais sur France cu. C’est
reposant la culture. Reposant et tonifiant à la fois. Quand j’écoute Fun,
Europe2 ou pire le BlackBox laissé par TDC1, j’entends un fond musical, j’entends
des commentaires, mais je ne pourrai que rarement répéter ce qui s’est dit, je
peux en même temps laisser courir mon esprit vers la journée que je vais vivre
ou les soucis qui me tracassent, le reste n’est que bruit de fond. France Cu ça
s’écoute, ça se comprend, je me dis que je suis d’accord ou pas avec ce qui est
dit. Même si souvent c’est très élitiste ça force à suivre. Cette semaine j’ai
écouté Gabriel Mazneff, invité un matin, et si je n’ai pas forcément aimé le
personnage, assez antipathique, j’ai eu envie de lire son dernier bouquin, puis
j’ai entendu parler de Michelet, et j’ai eu aussi envie d’acheter son dernier
bouquin, non je sais il est mort, c’est bon je suis pas si conne. Mais j’ai
quand même eu envie d’essayer de lire « La sorcière ». Et puis il y
avait un sujet sur les blogs un maton. Et ça m’a énervée. En effet, il existe
un site, Telos-eu, une forme de blog, sur lequel, si j’ai bien tout compris,
chaque jour les bloggueurs doivent traiter un sujet imposé. J’ai trouvé l’idée
intéressante. Ce que j’ai moins aimé c’est que finalement ne sont admis à traiter
ce sujet que des spécialistes des philosophes ou des diplômés d’universités et
chercheurs. Je suis allée y faire un tour, ça s’appelle agence intellectuelle…Allez
y faire un tour vous vous ferez une idée vous même, mais ne vous attendez pas à
rigoler… Bon voilà, alors grâce aux
lumières de DeTouteFaçonsTutenFousBienPasMal,, je re-découvre ce qu’est écouter
la radio.